🎭 Quand le Syndrome de Diogène te pourrit la vie

🎭 Quand le Syndrome de Diogène te pourrit la vie

Épisode 1 : Le Déclenchement - Quand l’Habit Ne Fait Pas le Moine

Je vais te raconter une histoire... la mienne :

Il existe un dicton bien connu : « l'habit ne fait pas le moine ».

Un autre dit : « chaque acte a ses conséquences ».

Les deux me semblent aujourd’hui plus vrais que jamais.

Vivre entourée de désordre et d’un manque d’hygiène permanent

(de personnes proches) conduit inévitablement à un point de rupture,

un pétage de plomb, voire à la dépression.

Cette semaine, après un énième incident, j’ai pris le temps de m’arrêter, de prendre du recul face aux agissements répétitifs de nos chères copropriétaires et de réaliser que cette situation n’avait jamais vraiment traversé mon passé.

Épisode 2 : Souvenirs et Propreté - Le Poids de la Poussière

Quand je repense à mon enfance : je trouvais étrange de passer l'aspirateur tous les jours, non par manie, mais parce que la poussière la rendait malade ce qui est mon cas à la suite des traitements médicaux.

Dans ma vie, j’ai toujours vécu dans un environnement où la propreté

et l’ordre étaient normal - pas façon hôpital, mais avec ce soin nécessaire pour accueillir sans honte les visiteurs, que ce soit à la maison ou au dépôt de notre entreprise.

Même lorsque le quotidien des chantiers mettait mes nerfs à rude épreuve, je veillais à ce que mon chez-moi et notre dépôt soient accueillants, pour recevoir visites et amis sans honte.

Qui aime vivre dans le désordre et la saleté ? Franchement, personne… et pourtant, même en Suisse, il suffit d’ouvrir une porte pour découvrir un autre univers.

La « mauvaise porte » n’est pas qu’une expression : c’est le témoignage vivant du chaos ambiant, où le paraître impeccable dissimule souvent une réalité tout autre.

Épisode 3 : Les Petits Oups du Quotidien - L’Orage – AVC,
Maladie et Changement de Cap

Jusqu’en octobre 2018, je donnais tout sur les chantiers.

Entre une dispute anodine avec mon mari à propos d’une paire de chaussettes oubliée dans la salle de bains et des altercations avec des ouvriers qui rangeaient leurs outils sans même les nettoyer, la vie était déjà bien mouvementée. Ils m’ont même régalée en me montrant, en vidéo, leur « méthode » : soulever le tapis pour dissimuler la misère plutôt que de la ramasser. J’avais pour habitude de leur répondre avec un clin d’œil : « tu sais, sale, ça se nettoie, mais cassé, non ».

Puis tout a basculé. En octobre 2018, mon mari a fait un AVC, décède, bouleversant notre vie. Les conséquences de cet événement, directes

et indirectes, se sont lourdement imposées. C'était dur et compliqué, mais gérable vu mon caractère.

Début 2019, j’ai appris le diagnostic de la maladie d’Hodgkin, et la vie s’est peu à peu transformée en une succession d’épreuves.

Pourtant, malgré la douleur et les obstacles, j’ai trouvé la force de rebondir. J'ai même commencé une VAE d'employée de commerce en même temps que ma chimio puis recommencé à travailler sur les toits en tant qu’ouvrière avant la fin du traitement.

C'est là que j’ai rencontré un nouveau prince charmant qui allait marquer un tournant dans mon existence. J'ai découvert son univers, puis son lieu de vie.

Épisode 4 : Nouvelle Vie - Derrière la Porte -
La Découverte du Chaos Caché

Après mon 1er traitement, nous vivions chacun de notre côté : moi, dans mon nid douillet vu que je bossais sur les chantiers et lui dans son appartement de célibataire.

Lors de mes visites, j’en profitais pour ranger son appartement qui, en surface, semblait correct. Mais dès que l’on abordait les parties communes, le sous-sol (garage, cave, buanderie) apparaissait comme un véritable cas de Diogène.

L'extérieur n'était pas mieux avec un sérieux manque d'entretien mais je fermais les yeux sur cette réalité, je n'étais pas personnellement touchée car j’avais encore mon propre chez-moi, mon havre où je pouvais me ressourcer.

Un contrôle médical révéla que ma guérison n’était pas complète, m’obligeant à reprendre la chimiothérapie, tout en réussissant mes examens dans le cadre de ma VAE. Ensuite, une greffe de cellules souches s’imposa, avec ses traitements lourds et l’exigence d’une hygiène stricte.

Finalement après une grande reflexion, mon "petit nid douillet" s’étant avéré hors budget, j’ai décidé d’emménager chez mon prince charmant.

Avant de débuter le traitement de greffe, j’avais transformé son appartement en mode « hôpital ». Ensuite, avec détermination, je me suis attaquée au sous-sol, comprenant le garage, la cave et la buanderie.

C’est là que j’ai poussé la mauvaise porte et, à mesure que je découvrais ce qui s’y cachait, je n’en croyais pas mes yeux…

J’ai ouvert la fameuse « mauvaise porte » menant au sous-sol – le garage, la cave et la buanderie – et ce que j’ai découvert semblait tout droit sorti d’un reportage sur le désordre : cadavres de souris, aliments en décomposition et accumulations insalubres par tous les côtés avec un "passage" pour accéder depuis le garage à la cave et à la porte d'entrée secondaire de l'appartement du rez-de-chaussée.

J’avais l’impression d’être dans "Les Cleaners", mais sans caméras pour immortaliser l’horreur.

Au garage, un établi couvert de saletés, un congélateur tellement

sale - moisi qu’il aurait dû être jeté, des cadavres de souris, des fruits

en décomposition mélangés avec des tas de vêtements sales, et assez de toiles d’araignées pour tricoter des pulls taille XL.

La cave grouillait de bestioles (souris mortes - bêtes du bois- etc.),

avec des bocaux de confiture rouillés et des réserves de nourriture entassées, tandis que la buanderie débordait des piles de textiles, de sacs et d'aliments, au point qu'il était impossible de différencier le propre du sale, le tout envahi de produits de lavage entamés et laissés ouverts.

Pour le bien-être de mon compagnon et moi (surtout en vue de mon traitement), j’ai passé des heures à trier, nettoyer et évacuer des remorques de détritus à la décharge et ranger.

J'y ai consacré énormément de temps, du sol au plafond, pour que tout soit propre et ordonné, sans jamais entendre un « tu veux de l’aide ? » ou un « merci », car pour eux, c’était juste normal.

Au final cela m'était égal, ni chaud-ni froid… c'était enfin propre et rangé et je pouvais aller l'esprit tranquille faire mon traitement des cellules souches et revenir dans un environnement propre.

mais l'histoire ne s'arrête pas là...

Épisode 5 : Entre l'Apparence et la Réalité

Fin 2020, tout semblait parfait…sauf mes poumons qui font partie

"des dommages collatéraux" du traitement de choc et je dois prendre des médicaments quotidiennement pour une durée indéterminée.

2021-2022, je suis retournée sur les chantiers.

Autrefois, j’étais la gentille, celle qui organisait apéros et fêtes, qui donnait un coup de main alors pour me simplifier la vie, comme elle faisait des ménages dans les chalets, je lui avais demandé de s'occuper de notre appartement en la rémunérant, ce qui me permettait d'être "tranquille" en rentrant du travail et d'être moins fatiguée.

À force de rentrer tous les soirs fatiguée et épuisée des chantiers,

j'avais décidé de faire une pause indéterminée pour comprendre - identifier la cause. En 3-4 mois, j'avais trouvé : c'est les poussières fines… donc pas de poussière = pas besoin de médicaments.

Mais pendant cette pause, j’ai découvert d’autres facettes déroutantes : le non-ramassage des crottes de leur chien, le désintérêt pour l’hygiène dans l'entretien des parties communes.

(En fait, ce n'était pas en partant de la maison à 05h30 et en rentrant à 20h00 que j'avais le temps et l'énergie de voir tout cela.)

Par exemple, il a fallu trois mois pour enlever une sauterelle dans les escaliers, et la buanderie, dont la porte reste toujours ouverte, est dans un état déplorable et j'en passe car la liste serait trop longue.

J'ai posé la question de manière courtoise concernant ces problèmes d'excréments de chiens et de petits soucis d'entretien.

Et la réponse fût : "QUOI…? - ça fait trente ans… - on est chez nous." ...ça, c'est la version polie…

Épisode 6 : Quand le Respect S'effrite - Le Masque de l'Hypocrisie

Quand le manque de respect et d'éducation se fait sentir,

les conséquences ne se font pas attendre.

J'ai perdu mon sang-froid quand, avec un sourire, Monsieur a fauché

et projeté de l'herbe et des cailloux sur mon véhicule, fraîchement réparé. Ce geste, présenté comme normal, m'a poussée à exploser les pots de fleurs de l'entrée, un acte de rébellion qui m’a apporté un certain soulagement.

Depuis, nous n'utilisons plus l'entrée principale : zigzaguer entre

les traces de pipi et de crottes de chiens et escalader des orties,

c'est inacceptable.

J'ai honte à chaque passage du facteur ou lors des visites, alors que nous empruntons désormais l'entrée secondaire située dans le garage en dessous.

Plus tard, en voyant des bestioles s'échapper d'une armoire laissée à disposition pour ranger des provisions, j'ai ouvert la porte.

Quelle ne fut pas ma stupéfaction de découvrir de la farine infestée de vermine, mélangée à des pâtes, de l'huile moteur et divers produits de nettoyage, avec des emballages alimentaires même percés !

La colère a pris le dessus : sur un mode chantier, j'ai donné un grand coup de pied et tout ai été jeté dans la buanderie, qui retrouvait ainsi

son état antérieur à mon nettoyage de 2020.

Un acte de rébellion pour sauvegarder ma santé et mon intégrité.

Cette explosion, bien que douloureuse, fut le déclic nécessaire pour dire « assez, c’est trop ! ». Mon compagnon est intervenu pour ramasser le gros, mais ils ont répliqué en aspergeant nos affaires de farine dans le garage.

Pour couronner le tout, nous avons subi un dégât des eaux dans la salle de bain, avec des égouts déversant leur contenu sur nous – et on nous dit que c'est normal.

J’étais persuadée qu’ils finiraient par réagir, mais non.

Entre nous, tous deux sont nés en 1960, ce ne sont plus des gamins - ils ont manifestement manqué les cours d'éducation et de savoir-vivre, contrairement à feu mon mari.

Le plus surprenant ? Elle s’occupe du nettoyage des chalets et de l’entretien du linge pour des clients.

Épisode 7 : Les Illusions Brisées -
Diogène en Suisse, malgré le « Passeport à Croix Blanche »

En 5 ans, quasiment personne n’est venu chez eux en visite. Ils préfèrent vivre dans la saleté, tandis qu’à l’extérieur, leur apparence est irréprochable… l'habit ne fait pas le moine.

Depuis deux ans, ils partent devant dès que j'arrive... peut-être ont-ils peur d'entendre la vérité, maintenant que j’ai cessé de me taire et d’exposer le réel à nos visiteurs et voisins.

On est en 2025, rien n’a changé : c’est toujours une porcherie, agrémentée de méchanceté et de provocations gratuites.

Il est grand temps de changer de stratégie - d’approche pour mettre un terme à notre calvaire.

Alors, le syndrome de DIOGÈNE, tu sais ce que c'est ?

Même dans le pays au “passeport à croix blanche”, la réalité crue est là :

en Suisse, des cas extrêmes existent.

Ce n’est pas juste le fait de vivre dans le désordre ou de négliger le rangement.

Le terme, dans ce contexte, désigne un état extrême où l’accumulation d’objets et l’insalubrité vont bien au-delà d’un simple manque d’entretien.

C’est une situation où la façade impeccable affichée à l’extérieur masque une réalité de chaos complet à l’intérieur – une réalité qui nuit tant à la santé physique qu’au bien-être psychologique des occupants.

Dans mon cas, j’ai découvert que malgré une apparence irréprochable en public, la porcherie s’installait dans les espaces communs, et ce décalage entre le paraître et l’être est au cœur de ce qu’on appelle aujourd’hui le syndrome de Diogène.

Ce n’est pas une situation qui se résout en nettoyant et en rangeant

de temps en temps ; il faut une intervention professionnelle, voire juridique, pour mettre fin à ce cycle de négligence.

Voilà ce à quoi je fais face et pourquoi il est désormais temps de changer de stratégie pour préserver la santé et le bien-être de tous.

Avant de compromettre ma santé dans cette copropriété, on fera appel à qui de droit pour dénoncer l’hygiène déplorable des espaces communs.

Fini de fermer les yeux, de se dire que ça va changer, d’être gentils et patients.

Tendance

1 ... regarder

2 ... réfléchir

3 ... agir

tout est question de logique

vers les nouvelles fraîches

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he oui, j'ai 2 sites...

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